- Résumé de l’actualité cannabique.
Roumanie :
Ce mois-ci, la Roumanie a légalisé le cannabis médicinal devenant ainsi le 10ème pays de l’Union Européenne ayant adapté sa politique anti-drogue obsolète, compte tenu des actions thérapeutiques bénéfiques que peut apporter l’usage des cannabinoides en médecine.
Cette loi entrée en vigueur se place derrière l’initiative prise par les Pays-Bas, l’Espagne, la France, la République Tchèque ainsi que d’autres pays de l’U.E.
La possession de marijuana reste toujours illégale dans l’état, et l’usage récréatif n’est pas autorisé.
Les patients roumains autorisés pourront se fournir en médicaments à base de cannabinoides, acceptés par l’organisation de santé publique.
Suisse :
Depuis le 1er octobre, la Suisse a dépénalisé la possession de marijuana, toute personne prise en train de fumer du cannabis échappera à une procédure judiciaire (si moins de 10g) et se verra obligé de payer une amende équivalente à 100F suisses soit 80€, qui ne figurera pas dans son casier judiciaire.
Avec ce changement législatif majeur la Suisse rejoint la ligne suivie par plusieurs pays européens qui tolèrent la consommation ainsi que possession de cannabis en petite quantité.
Les mineurs de moins de 18 ans quant à eux risquent toujours des poursuites judiciaires concernant la possession et consommation même s’il s’agit de moins de dix grammes.
Certains cantons suisses n’ont toujours pas modifié la loi comme le canton de Tessin, dans lequel les fumeurs risquent toujours une amende de 3000F suisses ainsi que des poursuites judiciaires.
Les autorités suisses espèrent une unification rapide de la loi dans tous les cantons afin d’harmoniser les pratiques policières au pays tout entier.
Maroc :
Une organisation portant le nom de « Coalition marocaine pour l’utilisation du cannabis à des fins médicinales et industrielles » a lancé la demande au gouvernement marocain de légaliser la culture de Kif dans le Rif. La loi est toujours en cours de rédaction et sera sous peu présentée au parlement. De nombreux politiciens ne voient aucun inconvénient à ce que ces cultures soient réglementées et taxées par le royaume. Le parti de la justice et de l’obédience islamiste actuellement au pouvoir est l’un des premiers à plaider en faveur de cette légalisation. Le parti pour l’authenticité et la modernité ainsi que l’USFP (Union socialiste des forces populaires) appuient également cette requête. L’initiateur du mouvement est un militant associatif d'Al-Hoceima nommé Chakib Al-Khayari, qui a commencé à faire campagne sur ce thème en 2008. Cette initiative lui avait valu une condamnation en 2009 à trois ans de prison ferme et 68 000€ d’amende à verser aux douanes pour « atteinte aux corps constitués » après avoir affirmé dans un reportage à la télévision française que des responsables « au sein des institutions de l'Etat marocain » étaient impliqués dans le démantèlement d’un gros réseau de trafic de stupéfiants. Cet activiste fût ensuite gracié en avril 2011 par le roi Mohammed VI.
Cette demande va à l’encontre des réseaux de trafic déjà établis depuis de nombreuses années, car selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime les exportations marocaines de résine de cannabis à 13,5 milliards de dollars par an, et certains experts affirment qu’elles seraient même supérieures. Il n’a pas encore été précisé si cette culture sera de chanvre industriel (respectant les normes de faible teneur en THC
Légaliser la production de cannabis pourrait encourager les exportations de produits dérivés, comme les médicaments et les textiles, et aiderait ainsi à réduire le déficit commercial qui a atteint le record de 23 % du PIB l’an dernier.
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